4ème personnage emblématique, Marek Edelman, 4ème mobilité à Tarnobrzeg, Pologne du 9 au 14 AVRIL 2018

Nous devions partir le 8 avril mais nous n’avons pu à cause de la compagnie aérienne. Départ donc le 9 avril à 6h30 de Nogent en minibus réservé par le lycée Rémi Belleau à destination de Roissy, puis Cracovie. Transfert en minibus affrêté par le lycée polonais vers Tarnobrzeg, situé 250 km à l’est de Cracovie.

Pendant ce temps, les délégations polonaises, hongroises et espagnoles se sont retrouvées au lycée Le Petit Prince pour une présentation et visite du lycée, une présentation audiovisuelle de la Pologne et un après-midi au lac de Tarnobrzeg pour faire des activités sportives afin de mieux se connaître. L’après-midi s’est terminé par un lâcher de ballons portant les lettres du projet IN MEMORIAM : 

19h30 : nous arrivons (enfin !) à Tarnobrzeg pour assister à un concert de chansons polonaises donné par les élèves de l’école primaire, du collège et du lycée Le Petit Prince, établissement partenaire de notre projet.  La directrice, Anita Wozniak, nous a tout d’abord accueillis et souhaité la bienvenue, puis nous avons assisté au concert illustré par des projections d’images en lien avec la seconde Guerre Mondiale et la résistance du Ghetto de Varsovie. Parents d’élèves, enseignants, tous les participants au projet Erasmus In Memoriam et la télévision régionale polonaise étaient présents.

 Anita Wozniak, proviseur et Gosia Bukowska, professeure de français chargée de l’organisation du concert

 les artistes,

 l’assistance

Mardi matin, rendez-vous au lycée Le Petit Prince pour une activité théâtre. Nous devions tous visionner le film “Le Pianiste” avant cette mobilité. L’acteur Yazid Lakhouache nous a demandé de choisir deux mots qui représentaient le mieux ce film (oppression, faim, désespoir, résistance, génocide… par exemple), nous devions les évoquer avec une gestuelle appropriée et l’ensemble du groupe devait reproduire la gestuelle de chaque élève. L’objectif était de travailler ensemble en vue d’une réalisation commune.

 Répétition dans le couloir….

 Aurore à l’oeuvre !

  répétition sur scène…

 Présentation en costume : saisissant ! La force des sentiments évoqués nous a tous interpellés !

 La troupe au complet

 Gwendoline, Aurore, Arthur, Marine, Eden et Mmes Corbin et Ruiz forment notre délégation française

Déjeuner offert par le lycée polonais : soupe, plat en sauce et dessert

Puis nous avons commencé nos présentations sur le déroulé historique de la 2ème guerre mondiale (par les élèves polonais en anglais et français), la biographie de Marek Edelman, l’un des initiateurs du soulèvement du ghetto de Varsovie et militant soutenant l’action de Solidarité (en anglais et espagnol pour nous), Marek Edelman médecin (élèves espagnols en anglais et français) et la vie dans le ghetto et son soulèvement (élèves hongrois en anglais et français).

Ensuite, grand moment !!! Chaque délégation avait du réaliser un album photo composés d’extraits du roman “Prendre le Bon Dieu de Vitesse” d’Annah Krall (qui reprend ses entretiens avec Marek Edelman) et les illustrer de photos.   4 merveilleux albums, vote et acclamations : nos amis hongrois ont gagné !

Nous avons terminé cette journée avec les présentations de l’enquête menée dans  chaque pays sur le ghetto de Varsovie, sur un échantillon de 100 personnes : 75% savent ce qu’est le ghetto de Varsovie, 80% pensent qu’il existe encore des ghettos dans le monde, 55% ont entendu parler de ce ghetto à l’école, 20% à la télévision, 15% grâce à un film. Les principales raisons évoquées pour l’existence de ghettos sont la dictature, la guerre, le racisme, la xénophobie, la misère. Les personnes interrogées pensent qu’il existe des ghettos au Mexique, aux USA, dans les pays de l’Est, en France, en Afrique et dans les pays islamiques.

 Arthur commente les résultats

Chacun est ensuite reparti avec son/sa correspondant/e pour une soirée en famille.

Mercredi 11 avril : Journée à Varsovie ! Départ à 6h00 en bus pour une arrivée à 10h30 près du musée Polin (musée de l’histoire des Juifs polonais) après une traversée de la ville en bus.

  Bavardage en route… Photo souvenir devant le musée

 Marine, Gwendoline, Arthur, Eden et Aurore, accompagnés de Mme Ruiz et Corbin dans le hall immense du musée.

Les explications et la muséographie étaient claires et riches. Nous comprenons mieux maintenant comment tant de gens ont pu être amenés à croire que, seul un groupe de personnes pouvait être responsable de tous leurs maux, la misère et le populisme ont eu des conséquences terrifiantes.

 Peinture commémorant le combat de Marek Edelman au sein du ghetto

Nous avons pique-niqué devant le musée, au soleil, puis marché jusqu’au monument commémoratif de l’Umschlagsplatz, lieu où les juifs montaient dans les trains pour Treblinka. Le parcours était jalonné de stèles commémorant la mémoire des personnes disparues. Ce quartier est occupé par des grands blocs d’habitation aujourd’hui.

 Yiia mimant l’horreur sur l’Umschlagsplatz 

 Temps libre dans la vieille ville

 Cathédrale où officiait Jean Paul II avant de devenir Pape. Son soutien à la population lorsque le parti Solidarité ébranlait le totalitarisme existant reste profondément ancré dans le coeur des polonais aujourd’hui.

Retour à Tarnobrzeg à 21h30 après une journée passionnante !

Le jour suivant sera plus émouvant, nous nous rendons à Majdanek, camp d’extermination situé près le Lublin.

 impressionnante entrée du camp

 Visite guidée en anglais

 dans les baraquements

 toutes ces chaussures ont appartenu aux déportés morts dans ce camp, femmes, enfants, hommes… 80 000 personnes !          Dortoir où s’entassaient les prisonniers

                                     Même dans les camps, certains ont fait preuve de résistance !

Déjeuner offert par le lycée polonais dans une auberge située à l’orée de la forêt Janowskie au sein de la quelle 3 000 soldats (résistants polonais et soldats russes très entraînés) ont résisté à 30 000 soldats nazis (14 & 15 juin 44), puis transfert en camion jusqu’à une statue commémorant ces combats.

 

 
Wojciech Marciniak traduit les      Marine et Inez, sa corres
explications historiques

 Français et espagnols…

Retour vers Tarnobrzeg et en famille et, dès le lendemain, route vers Cracovie !

   Arrêt dans une auberge pour que les élèves fassent le compte-rendu de cette mobilité en groupes multilingues + déjeuner : nous avons goûté une spécialité locale, les pierogis  sorte de raviolis au fromage, à l’oignon, à la viande… délicieux !

 Visite guidée de Cracovie sous la pluie ! ici la Halle aux Draps (marché couvert), nous avons suivi la voie royale

 et visité le château du Wawel.

 les enseignants : Mmes Adamik, Beladi, Tarnowska, Corbin, Ruiz, Juan Perez, Jover Celdran, MM. Lakhouache et Stepien devant le chateau Wawel.

Vers 17h30 : nos amis polonais reprennent le chemin du retour après de chaleureux remerciements et mille embrassades !!! Beaucoup d’émotion !

Les trois autres délégations sont hébergés dans un hôtel situé à l’orée du quartier juif. Dîner en ville à la charge de chaque délégation.

Samedi 14 avril matin, départ à 7h15 du groupe français à destination d’Auschwitz-Birkenau. Visite guidée en anglais. Nous avons tout d’abord pris un minibus près de l’hôtel, puis un bus dans lequel nous avons pu visionner un film expliquant le contexte historique ayant permis l’émergence de ces camps.

 Nous avons franchi ce portail tristement si célèbre…

 Plus nous avancions dans la visite, plus l’horreur devenait intolérable, cette liste présente le décompte des tués, torturés, morts de faim, de maladie dans ce camp : 1 300 000 personnes furent déportées dans ce camp, 1 100 000 Juifs, 150 000 Polonais, 23 000 Tziganes, 15 000 prisonniers de guerre Russes et 25 000 prisonniers d’autres groupes ethniques. N’oublions pas, n’oublions jamais ! N’oublions pas ce qui a rendu possible cette horreur…

 Nous avons ensuite pris une navette pour rejoindre le site de Birkenau. Tous les déportés ont roulé sur ces voies…

Les fours ont été détruits par les nazis avant la libération des camps pour effacer les preuves, des stèles rédigées dans une vingtaine de langues, celles des déportés de ce camp, ont été posées à cet endroit, leur message raisonne comme “un avertissement” contre la barbarie pour les générations futures.

 A la fin de la visite, Eden questionne le guide, elle n’arrive pas à comprendre pourquoi personne n’a réagi à l’époque…

Nous sommes revenus à Cracovie, il a nous a fallu un moment pour nous remettre de cette visite. Aucun d’entre nous ne l’oubliera. Tout le monde devrait venir voir ces camps, les gens comprendraient mieux.

 Dernier moment à Cracovie… avant de prendre l’avions qui nous ramène à Roissy, puis le taxi pour rejoindre Nogent le Rotrou. Au revoir ! Bye ! Adios !